« Quelques écoles d'ingénieurs spécialisées en informatique ont bien compris les spécificités du secteur des TIC »
Contrairement à beaucoup d'écoles d'ingénieurs françaises à tendance généraliste où le carcan pédagogique traditionnel demeure (avec une forte pression des mathématiques et de la physique même après le cycle préparatoire), quelques écoles d'ingénieurs spécialisées en informatique ont bien compris les spécificités du secteur des TIC.
Bien au-delà d'une simple spécialisation en informatique en fin de cursus, elles forment aujourd'hui en France, sur un modèle international moderne de « Master Of Science », des jeunes passionnés par l'informatique et désireux d'être immédiatement opérationnels avec un niveau de compétence technique élevé.
Ceci correspond exactement à l'attente actuelle des entreprises qui, après la correction des marchés, ne recrutent plus de théoriciens.
Mais encore faut-il que ces établissements soient à la fois reconnus par l'Etat mais aussi et surtout par l'industrie informatique mondiale, sans tomber dans le piège d'une formation trop technique qui n'offre que trop peu d'ouverture aux métiers connexes de l'informatique et du management.
« En France, comme dans le monde,
l'exercice de la fonction d'ingénieur en informatique n'est pas contrôlé
ou réglementé par un ordre professionnel ou une commission »
Les entreprises d'aujourd'hui ne s'y trompent plus : les bons ingénieurs en informatique dont, rappelons le, l'exercice de la fonction en France comme dans le monde n'est pas contrôlé ou réglementé par un ordre professionnel ou une commission, ne sont pas des théoriciens détenteurs d'un unique savoir scientifique validé par un « titre d'ingénieur diplômé », même prestigieux.
Ils ne sont pas non plus des « super techniciens » experts en quelques technologies avancées.
Dans le secteur particulier des TIC, les premiers sont en effet considérés comme détenteurs d'un savoir trop général, non pragmatique et non producteur de valeur tandis que les seconds, hélas, sont aujourd'hui de plus en plus remplacés par des compétences off-shore moins coûteuses basées en Asie ou dans les pays de l'Est.
« Un bon ingénieur en informatique n'est ni un théoricien
détenteur d'un unique savoir scientifique,
ni un "super technicien" expert
en quelques technologies avancées »
En revanche, les bons ingénieurs en informatique sont des scientifiques passionnés détenteurs d'un véritable savoir-faire reconnu par l'industrie mondiale dont les technologies sont les plus répandues.
Ils sont aussi et surtout capables de concevoir, d'innover et de prendre de la hauteur pour intégrer et manager les technologies dans l'intérêt immédiat de l'entreprise.
Seuls ceux-là accéderont demain à l'emploi et occuperont les meilleurs postes dans le secteur informatique.
« Seuls les bons ingénieurs en informatique,
détenteurs d'un véritable savoir-faire reconnu
par l'industrie mondiale dont les technologies
sont les plus répandues accéderont demain à l'emploi
et occuperont les meilleurs postes »
Une récente étude réalisée sur les postes occupés par plus de 4700 anciens élèves de SUPINFO révèle que depuis quelques années, nos ingénieurs en informatique qui sont le plus souvent recrutés avant même leur sortie d'école, présentent une très grande mobilité de carrière dans les entreprises et ceci dans le monde entier.
Ainsi, il est naturel qu'un ingénieur SUPINFO passe rapidement, quand il n'est pas lui-même créateur d'entreprise, de fonctions d'ingénieur chef de projet à celle de directeur général en passant par toutes les strates de la hiérarchie : directeur des systèmes d'information, directeur de la production et même directeur marketing et commercial ou encore des ressources humaines.
C'est parce que l'Ecole Supérieure d'Informatique a très bien intégré ces exigences du marché actuel des TIC qu'elle considère qu'une formidable opportunité en découle : il n'y a dans l'entreprise pratiquement aucune fonction qui ne soit désormais accessible à un ingénieur SUPINFO.
* Sources SYNTEC Informatique et APEC