Entre le Ve et le Ier siècles avant J.C, la région nantaise était habitée par les celtes puis par les gaulois (Namètes), plus particulièrement à Bouffay actuel quartier historique de Nantes. Lorsque les romains envahirent la région ce quartier fut renommé « Portus Namnetus ». En l’an 691, les français s’emparent de Nantes.
Le Château des ducs de Bretagne était la résidence des ducs dont Anne de Bretagne du XIIIe au XVe siècle. Après le mariage d’Anne, duchesse de Bretagne, et de Louis XII, roi de France, la Bretagne dont fait partie le comté de Nantes, est unie à la France en 1532.
Apparu dans les villes du Val de Loire en 1520, le protestantisme s’implante essentiellement en Poitou et en Anjou. Mais dès 1540, les persécutions et les guerres de religion déchirent la région. Nantes se donne aux ligueurs, partisans d’une guerre totale avec les protestants. C’est sans doute pour mieux manifester sa victoire et lui donner tout son sens qu’Henri IV vient y signer en 1598 l’Edit de Nantes qui demeure un symbole de la tolérance politique et religieuse.
Au XVIIIè siècle, Nantes a défendu la révolution contre les Vendéens. Les Nantais, du moins les plus entreprenants d’entre eux, s’étaient engagés du côté des Lumières. Les loges maçonniques étaient nombreuses et la ville s’est fabuleusement enrichie grâce à sa bourgeoisie négociante. Ouverts, aux idées nouvelles, les Nantes n’en furent pas moins les premiers marchands d’esclaves du royaume. Plus de 40% des expéditions négrières montées en France sont parties du quai de la Fosse, à Nantes. La traite des esclaves n’était pas cependant, loin s’en faut, la seule activité commerçante d’un port qui connut ensuite un déclin considérable, à cause du blocus anglais, pendant les guerres de la révolution et de l’Empire de 1793 à 1815.
En 1825, c'est à Nantes que sont créés les transports en commun puis le tramway en 1875 (abandonné en 1958 puis repris dans les années 80).
Nantes s’est longtemps plus souciée du grand large que de son arrière-pays. A son apogée, au XVIIIè siècle, le grand port du royaume sur la façade atlantique avait des relations plus étroites avec les Antilles, les côtes africaines ou le Pérou qu’avec son arrière-pays, même si la Loire servait de route intérieure pour transporter les marchandises. Nantes a bâti son essor sur le commerce international puis sur l’industrie qui est née. Ce développement de type « hanséatique » se retrouve sur les grands estuaires de l’Europe du Nord, et perdure aujourd’hui. C’est en effet avec Saint-Nazaire, sa voisine de l’estuaire, que Nantes lie désormais son destin. Les deux villes ont été longtemps rivales parce que Saint-Nazaire a été créée au XIXè siècle, à l’embouchure du fleuve, pour pallier les difficultés d’accès au port de Nantes. Elles veulent aujourd’hui faire oublier les 70 kilomètres qui les séparent, pour être perçues comme une seule et même métropole réunissant l’industrie lourde de la Basse-Loire, le premier port de la façade Atlantique, le tertiaire supérieur nantais et les plages de l’Atlantique.
Au XXè siècle, la droite monarchiste et catholique s’est muée en droite nationale et modérée. La forte présence de l’enseignement privé et la nette séparation, lors des élections entre les campagnes qui votent à droite et les villes qui votent à gauche, demeurent des traits marquants de l’identité régionale. Mais ils n’ont plus d’autre sens que celui d’une culture enracinée dans l’histoire locale.