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Articles - Étudiants SUPINFO

Débuter avec GNU/Linux – Partie 3

Par Antoine VETILLARD Publié le 29/10/2016 à 14:25:53 Noter cet article:
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Arch Linux

Arch Linux a été créé en 2002 par Judd Vinet, un programmeur canadien. Celui-ci s’est alors inspiré de la philosophie de développement de distributions de la même époque.

Passons au vif du sujet. Arch Linux n’est pas aussi rapide à installer qu’Ubuntu. De nombreuses étapes supplémentaires sont nécessaires pour l’installation de cet OS telles que le partitionnement, l’installation du boot loader ou encore la configuration réseau.

Note : Je ferai, pour ma part, l’installation en machine virtuelle à l’aide du logiciel VMware Workstation Pro.

Avant de procéder à l’installation, il est fortement recommandé d’être connecté à internet par câble et d’être branché sur le secteur si votre machine est un ordinateur portable.

Commençons ! Voici le premier écran qui devrait apparaître lorsque vous démarrerez votre ordinateur à partir du support sur lequel est stocké Arch :

Pas très accueillant ? C’est pourtant la partie la plus graphique de toute l’installation…

Pour commencer je propose aux francophones de passer leur clavier en français. Ceci sera plus pratique pour la suite de l’installation. Pour cela, saisissez : root@archiso ~ # loadkeys fr-pc

Note : il faudra en réalité écrire root@archiso ~ # loqdkeys fr)pc puisque le clavier est toujours en anglais.

Ceci étant fait, il est préférable de vérifier si la machine dispose d’une adresse IP : root@archiso ~ # ifconfig

Il est également possible de vérifier si le réseau fonctionne de manière plus générale en envoyant des pings à un site web : root@archiso ~ # ping –c3 www.google.fr

Si le réseau ne fonctionne pas, tapez la commande : root@archiso ~ # systemctl start dhcpcd

Si les paquets ne se perdent pas, tout est bon côté réseau. Une autre commande, avant de passer au partitionnement, doit obligatoirement être saisie : root@archiso ~ # timedatectl

Celle-ci permet de vérifier que l’heure de la machine est correcte. Ainsi, le gestionnaire pacstrap se synchronisera automatiquement avec les dépôts lors des mises à jour. Dans le cas contraire, vous pouvez réglez l’horloge avec la commande : root@archiso ~ # timedatectl set-time "2016-01-01 01:02:03"

Bien entendu, veillez à remplacer l’heure ci-dessus par l’heure actuelle.

La partie de vérification est désormais terminée. Passons maintenant au partitionnement.

Note : Attention ! Cette partie est une des plus importantes, soyez surtout vigilent et ne suivez pas aveuglément les commandes présentées.

Je vous propose, tout d’abord, d’entrer la commande root@archiso ~ # cfdisk pour créer la nouvelle table de partitions. Une fois cette commande saisie, sélectionnez « DOS » dans les options proposées. Voici la configuration de partitions que je vous propose :

Afin d’obtenir celle-ci, je vous invite à suivre la configuration suivante.

Premièrement, créez une « new » de « 1G » (pour 1 Go) de type « primary » que vous rendrez « Bootable ». Cette partition sera celle d’amorçage.

Deuxièmement, créez une « new » de « 4G » (pour 4 Go) de type « primary » puis définissez le type comme « Linux swap / Solaris ». Cette partition est pour le SWAP. Il prend le relais lorsque la RAM est pleine et est en général le double de celle-ci, comme l’indique le wiki. Ici, par exemple, notre machine a 2 Go de RAM, donc 4 Go de SWAP.

Enfin, créez une partition avec l’espace de stockage restant, ici 15 Go, de type « primary » également. Cependant, veillez à écrire celle-ci en sélectionnant « write » et en écrivant « yes » pour confirmer. On peut maintenant quitter cfdisk.

Note : Pour une meilleure lisibilité, je vous conseille d’utiliser régulièrement la commande root@archiso ~ # clear

Une fois l’étape précédente terminée, il faut formater les partitions. Voici les commandes à exécuter :

root@archiso ~ # mkfs.ext2 /dev/sda1

root@archiso ~ # mkfs.ext4 /dev/sda3

root@archiso ~ # mkswap /dev/sda2

Note : j’ai choisi d’utiliser les systèmes de fichier ext2 et ext4 mais vous pouvez utiliser ceux de votre choix.

Passons au montage. Mais avant, nettoyons l’écran pour une meilleure lisibilité : root@archiso ~ # clear

Pour le montage : root@archiso ~ # mount /dev/sda3 /mnt

Pour activer le SWAP : root@archiso ~ # swapon /dev/sda2

Pour mettre le dossier /boot à son emplacement : root@archiso ~ # mkdir /mnt/boot && mount /dev/sda1 /mnt/boot

Installons maintenant les paquets de base du système. Je vous conseille également d’installer « base-devel », ceci sera indispensable pour l’utilisation de yaourt. Yaourt est une « couche » qui vient s’ajouter au gestionnaire de paquet pacman et permet d’accéder aux paquets de la communauté. Pour cela, saisissez cette commande : root@archiso ~ # pacstrap /mnt base base-devel

Une fois tout ceci téléchargé, créons la table de système de fichiers : root@archiso ~ # genfstab -U -p /mnt >> /mnt/etc/fstab

Ensuite, passons en mode « changing root » pour définir un « hostname », définir notre fuseau horaire, Paris dans mon cas, et notre langue : root@archiso ~ # arch-chroot /mnt

Le hostname : [root@archiso] # echo supinfo-pc > /etc/hostname

Le fuseau horaire : [root@supinfo-pc] # ln -s /usr/share/zoneinfo/Europe/Paris /etc/localtime

Pour définir votre langue, il vous faut éditer le fichier local.gen avec un éditeur de texte tel que nano et supprimer le dièse devant les lignes de votre langue, français pour ma part : [root@supinfo-pc] # nano /etc/locale.gen

Une fois ces dièses enlevés, saisissez les commandes :

[root@supinfo-pc] # locale-gen

[root@supinfo-pc] # echo LANG="fr_FR.UTF-8" > /etc/locale.conf

[root@supinfo-pc] # export LANG=fr_FR.UTF-8

[root@supinfo-pc] # echo KEYMAP=fr > /etc/vconsole.conf

Téléchargez et installez maintenant le GRUB :

[root@supinfo-pc] # pacman –S grub

[root@supinfo-pc] # grub-install /dev/sda

[root@supinfo-pc] # grub-mkconfig -o /boot/grub/grub.cfg

On peut maintenant quitter le « chroot », définir un mot de passe root et redémarrer l’ordinateur :

[root@supinfo-pc] # exit

root@supinfo-pc ~ # passwd

root@supinfo-pc ~ # reboot

Une fois l’ordinateur redémarré, on se connecte de nouveau en root, puis on vérifie que l’on a une adresse ip : root@supinfo-pc ~ # ip addr

Si vous n’en avez pas, vous ne pourrez pas vous connecter à internet. Voici comment y remédier :

root@supinfo-pc ~ # systemctl enable dhcpcd

root@supinfo-pc ~ # systemctl start dhcpcd

Maintenant, il est temps de créer une session d’utilisateur, ici appelée av : root@supinfo-pc ~ # useradd -m -g users -G wheel -s /bin/bash av

On définit son mot de passe : root@supinfo-pc ~ # passwd av

Je vous propose maintenant d’installer sudo : root@supinfo-pc ~ # pacman -S sudo

Pour que vous puissiez l’utiliser avec votre session, il vous faut éditer le fichier visudo et ajouter sous la ligne du root la ligne « av ALL=(ALL) ALL » : root@supinfo-pc ~ # EDITOR=nano visudo

Pour terminer, je vous propose d’installer KDE Plasma 5 comme environnement de bureau. A cette fin, commençons par installer le serveur graphique Xorg : root@supinfo-pc ~ # pacman -S xorg xterm xorg-xclock xorg-twm xorg-xinit xorg-server-utils

Appuyez sur la touche entrée et répondez oui aux questions qui vont suivre. Une fois le serveur Xorg installé, passons à KDE :

root@supinfo-pc ~ # pacman -S plasma kdebase

root@supinfo-pc ~ # systemctl enable sddm

Redémarrez votre pc avec la commande reboot et votre ordinateur est prêt !

Conclusion

Au vu du nombre de distributions disponibles, du nombre de logiciels téléchargeables dans les différents dépôts et du nombre de supports d’aide dédiés à Linux, je pense que l’utilisation au quotidien d’une distribution est loin d’être fermé au grand public. Utiliser Linux n’est donc pas restreint à une élite d’informaticien, il suffit simplement d’avoir le courage de quitter Windows ou mac OS. On peut prendre comme exemple la Gendarmerie française qui, en début d’année 2016, a décidé de passer ses ordinateurs sous Ubuntu. Ou encore le Ministère de la Défense italien qui a décidé de mettre un terme à son contrat avec Microsoft au profit de LibreOffice. Ces exemples prouvent que Microsoft n’est désormais plus le seul à compter sur le marché des systèmes d’exploitation en entreprises ou parmi les institutions publiques.

Par ailleurs, même si les ventes d’ordinateurs personnels tendent à baisser depuis deux ans, annonçant probablement un changement d’habitude chez l’utilisateur standard, Linux ne devrait pas disparaître pour autant. En effet, Ubuntu est un exemple de distribution qui commence à s’orienter vers le marché des tablettes et smartphones, avec Ubuntu Touch. GNOME 3 est également un exemple d’environnement de bureau s’orientant vers le monde des tablettes, avec son interface revue pour les écrans tactiles. Ainsi Linux se tourne vers l’avenir tout en restant compatible avec le matériel déjà existant. C’est cette polyvalence qui fait de lui un système d’exploitation inégalé.

Bibliographie

Cette partie présente les différentes sources qui m'ont servi pour la rédaction de ces articles.

Voici les principaux sites de documentation :

www.wiki.archlinux.fr

www.ubuntu-fr.org

www.docs.slackware.com

www.wikipedia.org

Voici les articles d'actualités :

www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/07/31/32001-20150731ARTFIG00319-windows-10-faut-il-avoir-peur-pour-sa-vie-privee.php

http://www.clubic.com/linux-os/debian/ubuntu/actualite-376182-gendarmerie-nationale-migration-ubuntu.html

http://www.zdnet.fr/actualites/libreoffice-entre-au-ministere-de-la-defense-mais-en-italie-39825032.htm

http://www.lesechos.fr/12/04/2016/lesechos.fr/021833981835_le-marche-des-ordinateurs-poursuit-sa-chute.htm

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