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Articles - Étudiants SUPINFO

MariaDB - Présentation et installation sous UNIX

Par Kévin DETTI Publié le 12/08/2017 à 18:48:03 Noter cet article:
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Introduction

MariaDB est dérivé de MySQL. Par conséquent, les lecteurs familiers avec MySQL se sentiront très vite à l’aise avec MariaDB, puisque le fonctionnement du serveur et son environnement sont quasiment identiques.

Voici quelques questions courantes que nous allons souvent nous poser dès que nous voudrons utiliser MariaDB :

  • MariaDB est-il compatible avec MySQL ? La réponse à cette question n’est pas si simple. L’interface SQL des deux serveurs est quasiment à 100 % identique, ce qui signifie qu’une requête fonctionnant avec MySQL a toutes les chances de fonctionner également avec MariaDB. Mais certaines fonctionnalités ont été développées de manière indépendante dans les deux produits : dans ce cas, les variables de configuration sont le plus souvent très différentes et les restrictions d’utilisation ne sont pas non plus nécessairement les mêmes. D’une manière générale, MariaDB a tendance à diverger de plus en plus de MySQL. La plupart des nouvelles fonctionnalités de MariaDB ne sont donc pas toujours compatibles avec leurs équivalentes en MySQL.

  • Peut-on migrer facilement de MySQL à MariaDB ? Une telle migration est souvent réalisée en utilisant la réplication : le serveur maître MySQL réplique les données vers un serveur esclave MariaDB, et lorsque le serveur MariaDB est à jour, l’application est reconfigurée pour lire et écrire sur MariaDB au lieu de MySQL. Or, les deux produits étant de plus en plus différents, il n’est pas toujours possible de construire une telle chaîne de réplication. Il vaut donc mieux bien réfléchir avant de s’engager vers MySQL ou vers MariaDB, car il pourra être ensuite difficile de revenir en arrière.

  • Pourquoi utiliser MariaDB plutôt que MySQL ? Les raisons peuvent être multiples. Certains feront plus confiance au créateur de MySQL qu’à Oracle, d’autres seront séduits par des fonctionnalités n’existant pas avec MySQL, d’autres encore préfèreront les choix techniques de MariaDB.

  • Quel est le rythme de développement de MariaDB par rapport à celui de MySQL ? Lorsque MariaDB a été créé en 2009, de nouvelles versions sont sorties très rapidement, apportant des fonctionnalités complètement absentes de MySQL. Mais notons que depuis MySQL 5.7, Oracle avance à un rythme extrêmement rapide. Ce rythme s’accélère d’autant plus qu’Oracle n’hésite plus à ajouter des fonctionnalités majeures sur la version stable en cours, sous forme de plug-ins optionnels.

Généralités

1. Stabilité des versions

Seules les versions qualifiées de GA (Generally Available) sont considérées comme stables et peuvent être installées sans risque sur des environnements de production.

Sauf pour une raison particulière, vous devriez éviter les anciennes versions stables, qui ne bénéficient au mieux que de correctifs de sécurité, mais pas d’ajouts de fonctionnalités.

Les versions RC (Release Candidate) sont des versions candidates au titre de versions stables et sont donc généralement de bonne qualité. Mais là encore, sauf cas exceptionnel, elles ne sont pas conseillées pour un usage en production.

Quant aux versions alpha ou bêta, elles sont parfaites pour découvrir les toutes dernières fonctionnalités sur un environnement de test ou de développement, mais elles ne peuvent pas convenir à un environnement de production en raison de leur manque de maturité. En particulier pour les versions alpha, les fonctionnalités ou les noms des paramètres peuvent varier entre deux versions mineures successives.

Toutes les versions sont disponibles gratuitement, sous licence GNU GPL v2.

2. Cycle de développement

Comme il a été mentionné précédemment, plusieurs types de versions de MariaDB sont disponibles au téléchargement :

  • Les version alpha sont en principe exemptes de bogues connus. Comme de nouvelles fonctionnalités sont disponibles, il est bien sûr possible que des problèmes majeurs existent dans ces versions, problèmes auxquels personne n’a encore été confronté.

  • Les versions bêta sont livrées seulement lorsque tous les problèmes graves connus sont corrigés. Les fonctionnalités sont gelées pour les versions bêta.

  • Les versions gamma ou RC ont pour but de recueillir le plus de retours possibles des utilisateurs afin de découvrir des problèmes qui ont été masqués jusqu’alors. Ces versions sont très proches des versions stables.

  • Les versions stables sont mises à jour régulièrement avec toutes les corrections de problèmes mineurs réalisées par les développeurs.

Installation sous UNIX

1. Installation par gestionnaire de paquets

Il s’agit de la manière la plus simple d’installer le serveur MariaDB. Il vous suffit de connaître le nom du paquet, qui sera le plus souvent mariadb-server ou mariadb-server-version puis d’invoquer votre gestionnaire de paquets. Attention la version présente dans les dépôts activés par défaut n’est pas toujours la version la plus récente.

Si la version proposée dans les dépôts ne vous convient pas, le plus simple est de vous rendre à l’adresse https://downloads.mariadb.org/mariadb/repositories, d’où vous pourrez obtenir la version qui vous intéresse pour votre système d’exploitation.

Exemple sous Ubuntu en ligne de commande :

sudo aptitude install mariadb-server-10.1

Le processus d’installation se déroule automatiquement. Le système vous demande au cours de l’installation le mot de passe pour le compte root.

Éventuellement, l’installeur vous demande la configuration à suivre pour permettre l’envoi de mails (par défaut, vous choisirez Pas de configuration).

  • Certaines distributions fournissent une version officielle modifiée. Par exemple pour Debian et ses dérivées comme Ubuntu, le fichier principal de configuration se trouve dans /etc/mysql/ et non dans /etc/ comme on le voit souvent dans la documentation officielle. Ces modifications peuvent être sources de confusion.

Une fois l’installation terminée, vous pouvez démarrer le serveur avec la commande :

# service mysql start

2. Installation avec les binaires précompilés

Pourquoi ne pas utiliser votre gestionnaire de paquets alors qu’il s’agit apparemment de la manière la plus simple d’installer le serveur ? Plusieurs raisons peuvent vous amener à préférer les binaires précompilés :

  • Si vous souhaitez faire tourner plusieurs instances de MariaDB sur le même serveur, votre gestionnaire de paquets ne vous le permettra pas.

  • Si vous souhaitez utiliser une version qui n’est pas encore disponible dans votre gestionnaire de paquets, les binaires précompilés sont la seule solution.

  • Si vous ne souhaitez pas que votre gestionnaire de paquets mette à jour automatiquement MariaDB (il est cependant bien sûr possible d’indiquer au gestionnaire de paquets qu’il ne faut pas mettre à jour MariaDB).

L’adresse https://downloads.mariadb.org, fournit des binaires précompilés sous forme d’archives au format tar.gz, selon la version choisie.

Commencez par télécharger et décompresser l’archive dans le répertoire de votre choix. Si vous choisissez la ligne de commande, vous aurez à saisir les commandes suivantes :

wget fichier.tar.gz 

tar zxf fichier.tar.gz

en remplaçant fichier par le nom de l’archive téléchargée.

L’installation proprement dite consiste à régler les droits des fichiers puis à exécuter le script mysqld avec des options spécifiques pour créer les tables système.

L’ensemble des manipulations s’effectue avec le compte root dans le répertoire racine de l’archive téléchargée. Voici les opérations à effectuer :

  • Création de l’utilisateur et du groupe mysql :

groupadd mysql 
useradd -g mysql mysql
  • Positionnement des droits :

chown -R mysql . 
chgrp -R mysql .
  • Initialisation des tables système :

# mysql_install_db --defaults-file=/etc/mysql/my.cnf 

--defaults-file doit toujours être la première option passée à mysqld.

  • Positionnement final des droits :

chown -R root . 
chown -R mysql data

Le serveur est maintenant prêt à être démarré, mais n’est pas encore sécurisé. La sécurisation à l’installation sera abordée dans la suite de ce chapitre.

3. Démarrage du serveur

Toutes les méthodes décrites pour lancer le serveur MariaDB nécessitent d’être connecté en tant qu’utilisateur root.

a. Script mysql.server

Lorsque MariaDB est installé en tant que service, ce qui est le cas si vous utilisez votre gestionnaire de paquets, vous démarrerez le serveur avec l’action start du script mysql.server.

Si vous avez installé manuellement MariaDB, ce script se trouve dans le répertoire support-files/ alors que si vous avez utilisé votre gestionnaire de paquets, le script aura été renommé simplement mysql lors de l’inscription de l’instance en tant que service.

Selon les distributions, l’appel à ce script peut varier légèrement. Sous Ubuntu par exemple, vous utiliserez la commande suivante :

$ sudo service mysql start
  • Le script mysql.server n’est pas prévu pour accepter d’autre paramètre qu’une action comme start ou stop. Dans le cas où vous auriez installé plusieurs instances MariaDB sur le même hôte, il est donc difficile d’utiliser ce script pour démarrer plusieurs instances. La seule possibilité consiste alors à le modifier manuellement.

b. Script mysqld_safe

mysqld_safe lance mysqld et crée automatiquement un journal d’erreurs. Il s’agit de la méthode qui est recommandée dans la documentation officielle pour lancer le serveur. mysqld_safe possède la particularité de redémarrer automatiquement mysqld si celui-ci se termine de façon anormale.

  • Le script mysql.server fait appel à mysqld_safe.

Si, suite à une installation avec les binaires, mysqld_safe ne parvient pas à retrouver l’emplacement du serveur, vous pouvez indiquer au script le chemin vers mysqld (option --ledir décrite plus en détail dans la partie sur mysqld_multi) et le chemin vers le fichier de configuration my.cnf (option --defaults-file).

  • Dans les distributions pour lesquelles les services sont commandés par systemd, mysqld_safe n’est plus utile.

c. Invocation directe de mysqld

Dernière possibilité, appeler directement mysqld :

/chemin/vers/mysqld --defaults-file=/chemin/vers/my.cnf 
--user=mysql &
  • Le symbole & signifie que la commande est lancée en tâche de fond.

Les messages d’erreur ou d’avertissement apparaissent directement dans la console sauf si vous précisez l’option --log-error dans la ligne de commande. Vous n’aurez en général à employer cette méthode que pour le débogage, lorsque vous devrez comprendre pourquoi le serveur ne démarre pas correctement.

  • Pour être pris en compte, le paramètre --defaults-file doit impérativement être placé en première position dans la liste des options.

Arrêt du serveur

a. Script mysql.server

Si MariaDB est installé en tant que service, vous l’arrêterez en appelant la commande stop du script mysql.server, par exemple sous Ubuntu :

$ sudo service mysql stop
b. mysqladmin

Dans tous les cas, mysqladmin peut arrêter le serveur. Vous devrez fournir à mysqladmin le login et le mot de passe d’un utilisateur ayant le droit SHUTDOWN :

$ mysqladmin -uroot -p shutdown
  • Attention, mysqladmin stop n’arrête pas le serveur mais seulement les processus de réplication si le serveur est un esclave.

  • Avec l’option -u, vous pouvez accoler le nom d’utilisateur à l’option (-uroot) ou laisser un espace (-u root). Mais, si vous précisez le mot de passe dans la ligne de commande, vous ne devez pas laisser d’espace après l’option -p (-pxxx).

  • L’option --defaults-file est disponible pour mysqladmin. Sous Debian/Ubuntu, vous pouvez par exemple faire appel au fichier debian.cnf qui est créé par défaut et utiliser la commande suivante pour arrêter le serveur :

$ mysqladmin --defaults-file=/etc/mysql/debian.cnf shutdown
c. Commande kill

Exceptionnellement, en cas de gros problème, aucune des méthodes décrites ci-dessus ne fonctionnera. Il ne reste plus alors qu’à stopper de façon brutale le processus mysqld. Attention, cette manière de procéder risque d’entraîner des corruptions de données, en particulier pour les tables MyISAM, ou des erreurs de réplication. kill -9 n’est donc à utiliser qu’en dernier recours, si les autres moyens ont échoué.

  • Si MariaDB a été démarré avec mysqld_safe, vous devrez d’abord tuer mysqld_safe avant de tuer mysqld pour éviter que mysqld_safe ne redémarre automatiquement mysqld !

5. Résolution de problèmes d’installation courants

En cas de problème, les deux premiers réflexes sont d’aller examiner le journal d’erreur, se trouvant par défaut dans le répertoire de données et portant une extension .err, et de vérifier les droits sur les binaires et le répertoire de données.

  • Pour déterminer l’emplacement du répertoire de données, vous pouvez chercher la variable datadir dans le fichier de configuration my.cnf.

a. Erreurs InnoDB

InnoDB est le moteur transactionnel le plus répandu dans l’univers MariaDB. Les données sont sauvées temporairement dans des journaux spéciaux avant d’être transférées vers un espace de stockage appelé tablespace.

InnoDB est extrêmement strict avec les journaux et les fichiers de son tablespace. Tout problème risque alors d’empêcher le démarrage du serveur. Dans ce cas, comme en principe au moment de l’installation aucune donnée n’est encore présente, le plus simple est de supprimer tous les fichiers InnoDB (par défaut, ibdata1 pour les données, ib_logfile0 et ib_logfile1 pour les logs) qui se trouvent à la racine du répertoire de données. Au prochain lancement du serveur, les fichiers seront recréés automatiquement.

  • Dans les anciennes versions, en cas de problème InnoDB, le serveur refusait de démarrer. Dans les versions récentes, le serveur démarre mais InnoDB est désactivé : une erreur peut passer inaperçue jusqu’à ce qu’un utilisateur cherche à utiliser InnoDB.

Il peut arriver aussi qu’au lancement d’un serveur ayant déjà fonctionné correctement, vous obteniez une suite d’erreurs ressemblant à celle-ci :

InnoDB: Unable to lock ./ibdata1, error: 11 
InnoDB: Check that you do not already have another mysqld process 
InnoDB: using the same InnoDB data or log files.

Ces messages indiquent que l’instance essaie d’utiliser le tablespace d’une autre instance en cours de fonctionnement.

Dans ce cas, en général, soit il manque l’option --defaults-file dans la ligne de commande démarrant le serveur, soit le fichier my.cnf fourni est incorrect.

Fichier errmsg.sys introuvable

MariaDB peut refuser de démarrer en affichant l’erreur suivante :

[ERROR] Can’t find messagefile ’...share/english/errmsg.sys’

Pourtant le fichier incriminé se trouve bien à l’emplacement voulu...

Il s’agit d’un problème connu de certaines versions et pour le résoudre, il faut ajouter dans le fichier my.cnf l’option language ou lc-messages-dir (selon la version de MariaDB) avec le chemin vers le fichier errmsg.sys.

Par exemple :

[mysqld] 
lc-messages-dir = /usr/local/share/english

Sécurisation de l’installation

La sécurisation d’un serveur MariaDB consiste essentiellement à s’assurer que les droits sur les fichiers et les répertoires sont positionnés correctement (en particulier sur les fichiers de données et les journaux), que les comptes ont un mot de passe et n’offrent pas de droits inutiles et que le serveur est lancé avec un utilisateur différent du super-utilisateur.

Quel que soit le mode d’installation, le script mysql_secure_installation, livré avec toutes les distributions, peut vous aider en réalisant quelques vérifications basiques.

Ce script :

  • vérifie que l’utilisateur root a un mot de passe.

  • propose de supprimer les utilisateurs anonymes.

  • supprime le compte root distant.

  • supprime la base test.

  • propose de recharger les privilèges.

Ce script reste simple et limité mais permet de pointer les erreurs les plus grossières au niveau de la sécurité.

Installation de plusieurs instances

a. Précautions à prendre

À chaque nouvelle installation sur une machine hébergeant déjà une ou plusieurs instances, il vous faut absolument configurer un certain nombre de paramètres de manière à isoler complètement votre nouvelle instance.

Ces paramètres sont les suivants :

  • port et socket pour les connexions des clients.

  • Répertoire de données (data-dir).

  • Répertoire de journaux.

  • Tablespace pour InnoDB (le tablespace se trouve par défaut dans le répertoire de données, le choix d’un répertoire de données est donc normalement suffisant).

  • server-id (ce paramètre peut échapper car il ne devient crucial qu’avec la réplication, voir pour plus de détails le chapitre Réplication).

Il est conseillé d’arrêter toutes les autres instances tournant sur la même machine pour éviter des effets de bord étranges en cas de mauvaise manipulation.

b. Installation de versions différentes

Imaginez que vous ayez déjà installé une instance MariaDB de façon standard avec votre gestionnaire de paquets. Vous souhaitez maintenant installer en parallèle la dernière version stable sortie à des fins de test.

Le gestionnaire de paquets ne permettant pas d’installer une seconde instance, vous devez avoir recours à une installation avec les binaires comme décrite précédemment.

c. Utilisation du même binaire qu’une autre instance

Commencez par créer de nouveaux répertoires pour les données, les journaux et les fichiers de configuration :

$ mkdir /var/lib/mysql2 
$ chown -R mysql.mysql /var/lib/mysql2/ 
 
$ mkdir /var/log/mysql2 
$ chown -R mysql.mysql /var/log/mysql2 
 
$ cp /chemin/vers/ancien/my.cnf /chemin/vers/nouveau/my.cnf 
$ chown root.root /chemin/vers/nouveau/my.cnf

Puis éditez le fichier my.cnf de l’instance qui sera utilisé pour lancer l’instance avec les bons paramètres :

port = 3307 
socket = /var/run/mysqld/mysqld2.sock 
pid-file = /var/run/mysqld/mysqld2.pid 
datadir = /var/lib/mysql2 
server-id = 11

Pensez également à vérifier que, s’ils sont présents, les chemins vers les différents journaux pointent bien vers des destinations spécifiques à votre instance.

Lancez ensuite le script d’installation en passant en paramètre le chemin du fichier de configuration que vous avez choisi pour cette instance :

# mysqld --defaults-file=chemin/vers/nouveau/my.cnf --user=mysql
  • Attention aux fichiers my.cnf des instances installées par un gestionnaire de paquets ! Les distributions font souvent quelques modifications par rapport à la version standard téléchargeable sur www.mysql.com, ce qui peut se traduire par des configurations supplémentaires dans le fichier my.cnf, qu’il faudra modifier pour la seconde instance.

Vous pouvez maintenant démarrer l’instance par l’une des méthodes décrites précédemment, en ayant soin de lancer les scripts correspondant à cette instance.

d. Démarrage et arrêt des instances avec mysqld_multi

mysqld_multi est un script Perl qui permet de démarrer, arrêter ou connaître l’état de plusieurs instances résidant sur une même machine. Il suffit de créer un fichier de configuration contenant les bonnes informations pour être en mesure d’utiliser ce script, mais il existe de nombreuses subtilités que vous devez connaître.

Vous avez d’abord besoin de créer un utilisateur MariaDB pour arrêter les instances. En effet, mysqld_multi fait appel à mysqladmin pour l’arrêt, il faut donc que mysqld_multi connaisse un utilisateur ayant le droit SHUTDOWN pour chacune des instances. Le compte root n’est pas nécessairement utilisable (le mot de passe n’est pas toujours identique sur l’ensemble des instances et va apparaître en clair dans le fichier de configuration de mysqld_multi), créez donc un utilisateur nommé par exemple multi_admin sur chaque instance gérée par mysqld_multi :

mysql> GRANT SHUTDOWN ON *.* TO ’multi_admin’@’localhost’ 
IDENTIFIED BY ’mon_mdp’;

Le fichier de configuration de mysqld_multi a un format qui ressemble à celui du fichier my.cnf classique puisqu’il est découpé en sections, chaque section comportant une ou plusieurs options. Saisissez d’abord une section [mysqld_multi] qui contiendra à la fois les informations à fournir à mysqld_multi et les options par défaut de l’ensemble des instances.

Exemple d’une telle section

[mysqld_multi] 
mysqladmin = /usr/bin/mysqladmin 
user       = multi_admin 
password   = mon_mdp

La première ligne de la section donne le chemin vers mysqladmin. Ce n’est pas nécessaire si mysqladmin est installé à un emplacement standard (ce qui sera le cas si vous avez installé MariaDB via votre gestionnaire de paquets).

Les deuxième et troisième lignes de la section donnent l’utilisateur à qui mysqladmin fera appel pour arrêter l’instance. Remarquez que le mot de passe est stocké en clair.

Après cette section [mysqld_multi], écrivez autant de sections [mysqldN] qu’il existe d’instances à gérer. Chaque section devra comporter l’ensemble des informations désignant les ressources spécifiques à chaque instance et préciser les binaires ou scripts à utiliser.

Exemple de sections [mysqldN]

[mysqld1]  
socket     = /var/run/mysqld/mysqld.sock  
port       = 3306  
pid-file   = /var/run/mysqld/mysqld.pid  
datadir    = /var/lib/mysql  
  
[mysqld2]  
defaults-file = /home/stephane/mariadb10122/my.cnf  
mysqld     = /home/stephane/mariadb10122/bin/mysqld_safe  
ledir      = /home/stephane/mariadb10122/bin  
socket     = /tmp/mariadb10122.sock  
port       = 3307  
pid-file   = /var/run/mysqld/mariadb10122.pid  
datadir    = /home/stephane/mariadb10122/data  
language   = /home/stephane/mariadb10122/share/english

La première section donne ici les informations pointant vers une instance installée par le gestionnaire de paquets. Vous n’avez pas besoin de préciser les chemins vers mysqld ou mysqld_safe car ce sont les chemins par défaut.

La seconde section permet de configurer l’instance d’une version différente dont tous les fichiers se trouvent dans /home/stephane/mariadb10122. En première option figure le chemin vers le fichier my.cnf. Il est essentiel que cette option soit la première de la section ! Si ce n’est pas le cas, l’option ne sera tout simplement pas prise en compte et aura pour effet de lancer une autre instance, ou l’instance voulue mais avec de mauvais paramètres.

Ensuite, l’option mysqld permet de donner le chemin vers mysqld. Mais si vous souhaitez démarrer l’instance avec mysqld_safe, comme c’est le cas ici, vous indiquerez le chemin vers mysqld_safe dans cette option et le chemin vers mysqld dans l’option ledir (ledir comme library execution directory).

  • Attention, remarquez bien les options pour lesquelles il faut indiquer un répertoire et celles pour lesquelles il faut indiquer un nom de fichier.

Les options étant écrites dans le fichier, quel nom lui donner et où le sauvegarder ? Il n’existe pas de limitation, mais simplement des précautions à prendre. En effet, mysqld_multi s’attend à ce que le fichier de configuration s’appelle my.cnf et se trouve dans un répertoire standard (/etc/, /etc/mysql/, ./ par exemple). Si ce n’est pas le cas, il faut passer le chemin du fichier à mysqld_multi :

$ mysqld_multi --defaults-file=/etc/my.cnf.multi report

mysqld_multi reconnaît trois actions :

  • start : démarre une ou plusieurs instances.

  • stop : arrête une ou plusieurs instances.

  • report : donne l’état (démarré ou arrêté) d’une ou plusieurs instances.

Pour chacune des actions, vous pouvez éventuellement préciser des numéros pour indiquer à mysqld_multi sur quelle(s) instance(s) l’action s’applique. Le numéro correspond toujours au numéro de l’instance dans le fichier de configuration de mysqld_multi (par exemple, l’instance 2 est celle dont le paramétrage est écrit dans la section [mysqld2]). Si vous voulez appliquer une action à plusieurs instances, vous pouvez lister les numéros en les séparant par des virgules, donner des plages de valeur ou mélanger les deux types de notation.

Si aucun numéro n’est précisé, l’action s’applique sur l’ensemble des instances.

Exemples :

  • La commande mysqld_multi start 1-3,6 démarre les instances 1, 2, 3 et 6.

  • La commande mysqld_multi stop 1,3 arrête les instances 1 et 3.

  • La commande mysqld_multi report donne l’état de toutes les instances gérées par mysqld_multi.

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