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Articles - Étudiants SUPINFO

Préparer un discours

Par Solène LIMOUSIN Publié le 18/08/2018 à 17:39:29 Noter cet article:
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Les différents types de discours :

Lorsqu’on écrit un discours, on peut en reconnaître 4 types : impromptu, improvisé, mémorisé, écrit et lu. Les discours « impromptus » ne sont pas du tout préparés alors que les autres le sont tous plus ou moins.

On compte 3 catégories de discours :

- Les discours pour informer.

- Les discours pour analyser une cause et un effet.

- Les discours dans le but de comparer et/ou constraster et persuader.

Les différents types d’audience :

Les types d’audience en fonction du nombre de participants sont nommés : conversationnel (environ 6) ou formel (plus de 100).

La taille de l’audience a donc une importance lorsqu’on écrit un discours.

- Une petite audience permettra d’avoir un discours plus flexible, il faudra simplement faire attention à l’heure du discours.

- Une audience moyenne devra recevoir un discours semi-formel mais tout de même laisser place à la conversation.

- Une grande audience devra recevoir un discours formel.

On peut deviner le ressenti d’une audience en analysant et jugeant son attitude. Ils peuvent être « opposés », « neutre » ou « pour ». Ils peuvent aussi simplement attendre de réfuter l’opinion de la personne dispensant le discours).

Ces critères ne sont pas les seules choses à considérer, il faut aussi connaître le niveau de connaissances de l’auditoire pour pouvoir adapter le discours. Selon celles-ci, il faudra l’adapter plus ou moins avec le langage utilisé :

- Ne pas trop utiliser de termes techniques avec une audience néophyte.

- Ne pas détailler un processus connu pour une audience professionnelle.

Il faut aussi prendre garde aux mots que l’on utilise pour n’offenser personne (propos sexistes, racistes, …) et aux termes techniques inconnus par la majorité des auditeurs qui ne sont pas accompagnés d’explications, ce qui put mener à une perte d’attention.

La rédaction du discours

Le choix du sujet

Avant de commencer à rédiger le discours, on doit répondre à quelques questions :

- De quoi le discours va-t-il parler ?

- Qui est notre audience, quel est son intérêt et/ou son attitude ?

- Qu’est ce qui nous intéresse ?

- Quelles sont nos connaissances, nos passions ?

- Quels sont les sujets dont nous aimons parler ?

- Qu'avons nous envie de partager ?

Lors de la préparation du discours et du choix du sujet, il faut éviter de parler des sujets à controverse comme la peine de mort, le contrôle des armes, l’avortement, …

La phrase d’accroche

Le sujet étant choisi, il faut trouver la première phrase, la phrase d’accroche.

Ce doit être une phrase qui n’est pas trop générale ni pas trop spécifique non plus (il ne faut pas utiliser de termes techniques, qu’on ne peut pas expliquer dans cette phrase), elle doit être complète et ne doit refléter qu’une seule idée spécifique. Ce sera généralement l’une des premières à être écrite mais aussi souvent la dernière qui sera retouchée.

C’est celle la plus difficile à écrire, car elle doit être forte.

La rédaction de l’introduction

Ensuite il faut écrire l’introduction, qui sert à attirer l’attention et l’intérêt de l’audience, et doit la convaincre d’écouter. Sa durée doit correspondre à environ 10 à 15 % (5 à 7 minutes) du discours.

On peut utiliser diverses formes d’introduction pour attirer l’attention du public : raconter une histoire, donner une illustration, poser une question, partager une expérience personnelle ou un fait intéressant.

Les premiers mots que l’on dit sont déterminants pour ne pas perdre en crédibilité.

La rédaction du corps du discours

Il faut choisir quel modèle d’organisation utiliser pour le corps du discours, en fonction du sujet. Il est possible de faire un plan avec des paragraphes et des sous chapitres pour bien détailler le sujet en fonction du modèle d’organisation choisi.

Généralement les discours ayant un but informatif utilisent les modèles de temps, d’espace ou de sujet. Ils ne requièrent pas d’action de la part de l’audience, on lui donne simplement une information.

- Le temps : On déroule le sujet dans l’ordre chronologique. Ce modèle est utilisé quand on veut montrer une séquence de temps logique. On parle des points importants et de la période à laquelle ils se sont passés.

- L’espace : Ce modèle est aussi appelé modèle géographique ou spatial.

- Le sujet : Ce modèle est plutôt utilisé lorsque le sujet n’a pas vraiment d’ordre chronologique ou de modèle géographique. Il est pensé comme un ensemble de sous-sujets que l’on organise en fonction de leurs importances.

Les discours pour instruire/informer doivent se dérouler de la manière suivante : Expliquer avec des schémas, les différentes étapes d’un processus selon le but et l’audience, faire une démonstration et ensuite laisser l’audience expérimenter le sujet elle-même.

Lorsque le but du discours est de persuader, le déroulement du sujet peut se faire en fonction des modèles suivants :

- Cause à effet : C’est un modèle qui permet de lier deux faits : comment quelque chose cause une autre chose (les conséquences d’un événement, les effets engendrés par un fait sur un autre). Ce genre de modèle permet d’examiner les événements et d’analyser les problèmes. Il faut premièrement expliquer le problème et ensuite évoquer les effets possibles.

- Problème/Solution : Ce modèle s’oriente plus vers une organisation permettant tout d’abord de discuter du problème et de proposer des solutions (partielles ou totales).

- Comparaison/contraste : Ce modèle se penche sur l’analyse des différences et/ou la notation de points communs entre deux sujets différents.

Pour ce type de discours, il faut mêler les sentiments et les recherches. Ainsi Aristote a donné 3 manière de persuader une audience :

- Ethos → La crédibilité et l’expertise perçue.

- Logos → Les mots et la logique utilisée pour les arguments.

- Pathos → Les émotions et les sentiments.

Les transitions sont aussi très importantes, elles permettent de décider des points-clés qui seront évoqués et dans quel ordre, en outre, elles permettent à l’audience de suivre le fil rouge du discours. Les transitions les plus courantes sont : numéroter les points-clés du discours, stopper, récapituler et avancer, poser une question.

Pour construire un bon corps de discours et traiter correctement le sujet en fonction du but à atteindre (persuader ou informer), il est nécessaire de faire des recherches pour peaufiner les connaissances si nous ne sommes pas totalement au point, ajouter un support et des exemples et lier les idées entre elles.

Ecrire une bonne conclusion

La conclusion doit faire un résumé des points clés et des éléments et idées que l’audience doit retenir. Lorsqu’on arriva à la fin de l’exposé, il faut clairement laisser entrevoir qu’il arrive à son terme. On peut par exemple commencer par « en conclusion », « en résumé », « pour finir », la conclusion doit avoir à peu près la même longueur que l’introduction (10 à 15 % du discours).

Préparer les questions

Pour bien préparer le discours, il faut aussi se préparer à répondre à des questions à tout moment de la présentation ou juste avant la fin. Les bonnes pratiques sont de préparer les questions qui peuvent être posées, faire des recherches préalables, répondre brièvement et laisser si on le souhaite un email pour que l’assistance puisse poser ses questions.

Conclusion

Il y a des manières pour ne pas redouter de devoir faire un discours. Les meilleures méthodes sont de le préparer, de l’écrire, de le revoir mais aussi d’éviter de réciter pour que ça paraisse naturel et non pas ennuyeux.

Source

"Writing Speeches" on www.lynda.com.

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