Plan du site  
français  English
pixel
pixel
supinfo.com

Lemonway créé par un Ancien de SUPINFO

Quick Links
 
ADMISSION
CURSUS
CAMPUS
Open-Campus Access
Outlook Web Access
SUPINFO Courses
SUPINFO Libraries
 
 
NEWS
 
SUPINFO Inside
Télécharger notre brochure
Défi H
Classement SMBG
BAC +2, +3, +4 à SUPINFO
 
 
EVENTS
 
Portes Ouvertes
Salons
Discovery days
SupRadio
Facebook
Twitter
 
 
LABS
 
Laboratoire Microsoft
Laboratoire Cisco
Laboratoire Apple
Laboratoire Oracle
Laboratoire Linux
Laboratoire Robotique
Laboratoire Web
Laboratoire Green IT
 
 
Chaque mois nous interrogeons des entreprises liées à SUPINFO par des partenariats ou par des anciens diplômés.
L'interview de Sébastien BURLET a été publié dans SUPINFO Inside, le magazine de la Communauté SUPINFO, du mois de mai 2013.

> Sébastien BURLET (SUPINFO 1995), créateur de Lemonway

La société par actions simplifiée (SAS) Lemon Way a été créée en 2007 à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en France, dans le but d’offrir des solutions de paiement innovantes grâce au Smartphone, par une équipe d’experts du paiement, de la Banque, de la Carte Bancaire et d’Internet.
Jeune Entreprise Innovante, Lemon Way a gagné le concours national de la recherche en 2008, ainsi que de nombreux concours depuis sa création.

 

Photo de Sébastien BURLET (SUPINFO 1995), créateur de Lemonway"Au début des années 90, il n’y avait pas beaucoup d’écoles qui nous permettaient d’aller plus loin, d’innover. Quand je suis sorti de SUPINFO, en 1995, il n’y avait pas de téléphone mobile, pas d’Internet… Pourtant, entre mes débuts à SUPINFO et maintenant, tout est allé très vite !
Après SUPINFO, je suis parti donc deux aux Etats Unis, à Atlanta. C’était les Jeux Olympiques. J’ai rapidement trouvé un poste dans la branche du nucléaire (dans le domaine de la radio protection plus précisément). Je devais créer des softs et solutions permettant de protéger les opérateurs. Ce fut ma première expérience.
Deux ans plus tard, je suis revenu en France pour y créer ma première entreprise avec trois anciens de SUPINFO : SUNFLOWER. C’était l’époque des « garages start-up ». J’avais 24 ans.On peut dire que j’ai importé l’Internet des Etats Unis. En effet, en 1997, Internet n’était pas du tout développé en Europe.
Tout est allé très vite ensuite : j’ai travaillé avec des opérateurs comme Neuf Télécom, la Banque de France, la BNP. On s’occupait de tout ce qui était « wébisation ».
J’ai dirigé SUNFLOWER jusqu’en 2006 (date à laquelle, nous l’avons revendue) : nous étions 110 collaborateurs et nous ne faisions que du web pour les industries et industriels français qui n’étaient pas du tout familiarisés avec le Web. Il fallait donc rapidement moderniser leurs systèmes pour les rendre plus performants.
En 200 projets de modernisation sur 6 ans, dont plus de la moitié dans le service public, nous pouvons dire que nous avons modernisé la France ! Le système était à revoir : nous avions la base : des ordinateurs, mais sans inter-connection ! Voir plus loin que l’architecture et la base brute, c’est la philosophie enseignée par nos formateurs à SUPINFO. Nous avions un terreau favorable. Nous étions en avance sur la technologie Internet qui n’existait pas à l’époque.

Lorsque je revends SUNFLOWER en 2006, l’innovation, la recherche, sortir des sentiers battus «inventer demain» sont mon leit motiv.
Et à cette époque, le Web était devenu une industrie. Le marché évaluant, il était devenu plus innovant. La concurrence s’était accrue sur ce type de services, et les coûts avaient donc aussi diminué.
Les premiers téléphones portables arrivaient sur le marché. De toute évidence, j’étais sûr qu’ils feraient partie de notre quotidien, et ils le devaient ! En faire cet objet indispensable, personnel, unique, addictif ! qui bouleverserait nos habitudes. C’est à ce moment-là que j’ai repensé nos modes de paiement et que j’ai déposé le premier brevet de paiement mobile. C’était en 2007.
Une nouvelle aventure commence donc. En 2007, seule la société israélienne Vipera était positionnée sur le marché. Cela ne pouvait être donc qu’une bonne idée ! Je me suis rendu à l’institut de la Protection Industrielle et on m’a rassuré en me disant «Monsieur BURLET, cela doit être bête comme idée puisque vous êtes le seul à l’avoir». J’étais donc le premier en France à l’avoir proposé.
L’innovation était en route ! Le brevet coûtait 15 000 € (accompagnement, rédaction), c’était une garantie pour l’institut qui trouvait notre idée un peu trop innovatrice... Mais Lemon Way était née.

Nous étions en avance sur le marché : deux ans après, le paiement mobile était devenu tendance. Cependant, la mise en place fut compliquée et longue. Il faut obtenir un certain nombre d’agréments (la plateforme est créée en 2007 et finalisée en 2010).
Photo de l'equipe LemonwayNous nous sommes concentrés uniquement sur le paiement mobile, ce qui n’était pas sans risque. Prendre des risques, c’est ce qui fait le job d’entrepreneur ! Mais nous nous en sommes bien sortis parmi toutes les strat-up qui se sont lancées entre temps.

Nous avons obtenu nos accords avec les banques et les opérateurs. A partir de là, nous nous sommes déployés dans une dizaine de pays. Tout d’abord en Afrique : nous avons 8% de clients au Cameroun, 5% à Madagascar. Pourquoi l’Afrique ? La population ne possède pas 3 comptes bancaires, ni de cartes de crédits, de banques ouvertes le samedi, etc.. Les affaires se concluent et se payent en cash. Il n’y a pas non plus d’assurance. Les gens sont confrontés aux pertes, vols, détournements, longueurs … Le paiement mobile s’est révélé être une forme de bancarisation pour l’Afrique, bien plus sécurisée que la moyenne. Nous couvrons également le Mali, l’Algérie, la Grèce, et prochainement la Côte d’Ivoire, l’Angleterre, et le Canada où nous avons vendu une licence à IBM Canada. Le dernier pays à nous avoir ouvert ses portes…est la France.
En Afrique, il était clair que cette technologie allait permettre d’aider des personnes qui n’ont pas accès aux systèmes bancaires tels que nous les connaissons en France. Et la population n’a pas confiance en le système bancaire (banques d’état parfois mafieuses…). En Europe, nous ne nous positionnons pas sur le même public. Je savais juste que cela allait aussi apporter quelques chose aux consommateurs, mais de différents : une autre façon de commercialiser, de consommer, tout est dans immédiat, à portée de main. Nous avons aujourd’hui 200 000 clients particuliers qui utilisent notre solution.

Cependant, nous ne sommes pas une banque. L’argent y est sécurisé : il est compartimenté dans un compte de cantonnement qui ne permet pas d’investir sur des supports à risque. En même temps cela va dans le sens de l’histoire : Lemon Way apporte à la fois une évolution technologique entre le paiement mobile et la banque permettant une séparation entre le métier « du paiement » et le métier de l’investissement dans la banque.
L’établissement de paiement ne se consacre qu’à un seul métier : le paiement. Nous ne proposons pas de crédit, pas d’investissement en Bourse. Cela apporte une immédiateté, adaptée à la nouvelle génération (toujours à portée de main).
Le côté pratique : le n° de téléphone d’une personne devient son n° de compte (Lemon Way lie votre n° de téléphone à votre carte bancaire tout comme ITunes le fait avec votre adresse e-mail). Si je veux envoyer de l’argent à une autre personne, via notre Application disponible sur l’Apple Store, mon destinataire reçoit un SMS l’informant de ce versement sur son compte de paiement Lemon Way. S’il n’a pas encore de compte, il dispose alors de 14 jours pour s’en créer un et récupérer l’argent. Au-delà de ces 14 jours, l’argent me revient.

Nous avons beaucoup d’acheteurs sur des sites d’achat d’occasion, ou de petites annonces comme les services à la personne, les professions libérales. Nous évitons les paiements par chèques de banques ou virements. Nous apportons une fiabilité dans le règlement. Avec Lemon Way, les transactions se font en temps réel. Notre plateforme d’acceptation de paiement gère aussi la fraude en temps réel : nous pouvons détecter le fractionnement, le financement du terrorisme, les alertes sur les usages en temps réels.

Notre technologie est résolument moderne. Dans les années 85-90, nous n’avions pas ces procédés, les risques encourus étaient plus importants (délais, fiabilité). Mais grâce à Lemon Way les transactions se concluent en une seconde ! Nous essayons de construire une communauté qui a des valeurs différentes, moins cher, plus durable. Contrairement à la génération précédente, la future est une génération digitale où le reflexe premier est de chercher sur Internet plutôt que dans un bon vieux dictionnaire. Lemon Way va en ce sens et rend attractif un moyen de paiement en temps réel avec l’objet devenu indispensable de nos jours !"


SUPINFO Inside, mai 2013
A propos de SUPINFO | Contacts & adresses | Enseigner à SUPINFO | Presse | Conditions d'utilisation & Copyright | Respect de la vie privée | Investir
Logo de la société Learning Tree International, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société Cisco, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société IBM, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société Sun-Oracle, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société Apple, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société Intel, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société Accenture, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société SAP, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo de la société Prometric, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management Logo du IT Academy Program par Microsoft, partenaire pédagogique de SUPINFO, la Grande École de l'informatique, du numérique et du management

SUPINFO International University
Ecole d'Informatique - IT School
École Supérieure d'Informatique de Paris, leader en France
La Grande Ecole de l'informatique, du numérique et du management
Fondée en 1965, reconnue par l'État. Titre Bac+5 certifié au niveau I.
SUPINFO International University is globally operated by EDUCINVEST Belgium - Avenue Louise, 534 - 1050 Brussels